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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 17:58

Au Marathon de Sénart

Philippe Simonet

668ème, 25ème VH3

En 4h02’47’’

Charlotte Pichon

1036ème, 48ème V1F

En 4h50’11’’

Nathalie Clara

1035ème, 47ème V1F

En 4h50’11’’

 

 

 

Sur les 10km à Sénart

Luis Perez

216ème, 15ème VH2

En 38’45’’

Patrick Rolland M.

922ème, 113ème VH2

En 49’32’’

Nicolas Kwong Cheong

252ème, 54ème VH1

En 39’16’’

Nathalie Duterte

1111ème, 60ème VF1

En 52’14’’

Bhel Rolland-M

871ème, 10ème VF2

En 48’54’’

Fabienne Debailleux

1651ème, 142ème VF1

En 1h01’49’’

Ali Yahiaoui

895ème, 111ème VH2

En 49’10’’

Flora Yahiaoui

1676ème, 233ème SF

En 1h02’26’’

 

 

Au Marathon de Royan, par équipe de 2 (356 équipes classées) :

Isabelle Corneille et Daniel Perrin

3h15’27’’ (1h38’18’’ et 1h37’07’’)

38ème

François Pierrang et Frédérique Théraube

3h44’21’’ (1h45’57’’ et 1h58’25’’)

154ème

Aux foulées de l’amitié à Chelles (5000m) :

Joël Nicolas

10ème, 2ème MH1

En 19’10’’

Pierre Koch

110ème, 1er MH5

En 33’45’’

 

A Ouistreham: Asphalte y était aussi !

Ce 1er mai avait lieu "La Bédouine" à Ouistreham dans le cadre des foulées du muguet, et deux asphaltiens normands d'adoption, y participaient: Didier Lobo et moi-même, Nicolas Mercouroff !

Une course que je ne connaissais pas, mais que Didier a déjà eu l'occasion de courir. C'est donc grâce à lui et de concert que nous avons porté fièrement les armoiries du fameux club aux couleurs blanche et verte, parmi 246 autres coureurs.

Deux boucles de 8km au total, à travers le centre-ville d'Ouistreham, mais surtout longeant la plage sur deux longues lignes droites sur le sable (hommage aux bédouins dont elle a hérité le nom ?), ponctuées chacune d'une volée de marches ! Inutile de dire que dans la famille casse-pattes, on fait difficilement mieux que de devoir piétiner quelques centaines de mètres dans le sable fin, puis grimper des escaliers sournois.

Didier et moi-même avons tout de même réussi à finir le parcours dans un temps honorable (37 minutes et quelques secondes), qui j'espère, n'aura pas nui à la réputation du club que nous représentions fièrement ce dimanche.

Note pour Anne: prévoir à l'avenir pour les sorties athlé-santé, outre les fameux "bosses et escaliers", quelques sorties "dunes" !!

Nicolas Mercouroff

Les beach boys

Les beach boys

Aux 10km de hâble de Ault

Si j’avais été un tant soit peu plus courageux, j’aurais participé au Semi qui se gagne en 1h15, pas aux 10km dont le vainqueur franchit la ligne en 38’45’, ici tu aurais gagné Luis, moi j’ai terminé 4ème, ai échappé au podium, mais pas aux monts aux vaux qui après la tranquillité du hâble, altitude 0 voir moins à marée haute les jours de forts coefficients, nous assassinent les pattes par deux fois puisque la boucle doit être répétée 1 fois. Ouais si je m’étais levé 10 minutes plus tôt j’aurais pris le départ du semi à 9heures mais là, c’est l’heure à laquelle je me suis pointé pour retirer mon dossard alors basta, 10km, se sera suffisant, 41 minutes et des poussières, cet après-midi, il fait beau, ce sera la plage…

Jean-Michel Objois

Published by Jean-Michel O.
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 17:42
Angela la Madrilène

Angela la Madrilène

Real Marathon de Madrid, 39ème EDP Rock ’n’ Roll Madrid, 4h31’54’’

Après les deux courses «d’échauffement» de Malte et Monaco, me voilà sur la ligne de départ du marathon de Madrid.

Madrid, capitale de l'Espagne, est une ville cosmopolite qui a un immense patrimoine culturel et artistique, issu d’un mélange de tradition et de modernité, héritage de plusieurs siècles d’histoire.

Nous sommes arrivés 3 jours avant la course pour un autre marathon, culturel et artistique, bien plus difficile :

-              Le musée du Prado,

-              Le d’art Reine Sophie,

-              Le musée Thyssen-Bornemisza,

sans oublier les ruines des anciens remparts arabes, les monuments de la Renaissance et les petites églises de style gothique présentes un peu partout dans la ville.

Le jour du marathon se lève sous un soleil autant inattendu qu’agréable, le gris régnant depuis notre arrivée.

Le parcours du marathon consiste en un circuit urbain, passant par les différents points incontournables de la capitale.

Cette grande fête de la course à pied commence à la Plaza de Colon (Place Christophe Colomb), passe par le Paseo de la Castellana, traverse les rues Bravo Murillo et Francisco Silvela pour nous emmener au nord de Madrid.

De la partie nord de la ville commence la descente vers la rivière Manzanares, y conduisant tous les participants par la légendaire Casa de Campo.

Après avoir traversé la zone la plus verdoyante de la capitale, une cruelle remontée entre les kilomètres 33 et 40 a ralenti mon allure très soutenue jusque-là en sifflotant. La montée passe par le Paseo de las Acacias, puis se dirige vers le magnifique Paseo del Prado avant d’atteindre le parc du Retiro.

Les derniers kilomètres d’effort ont été franchis sous les ovations d’un public extrêmement chaleureux.

De nombreux musiciens de Rock ‘n’ Roll nous ont accompagnés tout au long du circuit, les madrilènes très présents nous ont acclamé, me donnant l’impression d’être un matador face au toro dans les arènes d’une corrida.

Le nez rouge (soleil ou vin, je ne sais plus) et la médaille au cou, je suis heureuse de mon résultat même avec 2 minutes de plus par rapport à ma performance de l’année dernière…..mais sur un parcours plus technique et accidenté.

Ce marathon est l’un de ces marathons qu'il faut faire au moins une fois dans sa vie, en laissant de côté le chrono, pour profiter d'un des plus beaux  parcours en ville que je connaisse.

Je tiens à remercier Béatrice, qui, de nouveau blessée, n’a pas pu voir son rêve se réaliser, mais a su comme toujours garder son esprit sportif, rester optimiste, pleine d’humour et solidaire.

Rendez-vous après l’été pour un marathon en 4h20 maxi.

Published by Angela Rasinariu
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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 21:06

Depuis belle lurette, j’incite mes potes à participer au 2 miles du Sri Chynmoy organisé chaque mois près du château de Vincennes, angle avenue de Nogent et de la route du grand Maréchal.

Cette minuscule course est la plus dépouillée que je connaisse, mais pour la convivialité, c’est le summum.

Dimanche dernier encore une dizaine d’hurluberlus connaissent, enfin, leur valeur sur 3209m.

Un diplôme en témoigne. Papy déclare 23mn23s. Patience et longueur de temps….

Published by Pierre Koch
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 21:35
Mens in black

Mens in black

Par Eric Raphenne

Pourquoi, d'après moi fallait-il être présent soit comme coureur soit comme bénévole, pour cette seconde édition de la boucle du diabète 2016 :

  •       --- Avant tout, pour une belle et bonne cause.
  •       --- Pour David Limousin, organisateur de cette belle fête, de plus Asphaltien et directement concerné par ce fléau.
  •       --- Pour une organisation parfaite avec des bénévoles très sympathiques et aux petits soins pour les coureurs tout au long des 6 heures.
  •       --- Pour faire mieux que la première édition, grande réussite avec près de 1500 participants, soit 3 fois plus, bravo la com .....
  •       --- Pour courir à la maison, le bois de Vincennes, avec un parcours tout en sous-bois.
  •       --- Pour le reversement intégral des inscriptions des différentes courses à la recherche de cette maladie (plus de 10 000 €).

             ........ Et pourtant du club, nous n'étions pas très nombreux:

                       Stéphane Decubber et moi sur les 6 heures en solo.

                       Monia sur les 6 heures en relais avec des copines.

                       3 Asphaltiens sur le 10 km (sur 800 coureurs).

                       Sur la course des jeunes et de la marche, pas grand monde non plus. 

                       Et une dizaine de bénévole.

Alors vacances scolaires, évènement un samedi après-midi, pas assez d'information interne au club !!!!

Samedi 11 heures, départ de la première course de la journée avec une cinquantaine d'équipe pour le relais et 26 coureurs en solo et ce à partir de l'esplanade du château de Vincennes, lieu du village, du départ, de l'arrivée et des zones de passage de relais.

La boucle faisait 3.300 km uniquement sur allées forestières et sous-bois, parcours champêtre et bucolique sous une température clémente pour nous, moins pour les signaleurs sous un ciel nuageux

N'ayant pas couru depuis 15 jours suite à un mollet douloureux survenu lors du stage Ardéchois, je prends le départ de ces 6 heures, un peu pessimiste sur la suite et ce malgré le strapping et les chaussettes de contention afin de maintenir le plus possible ce mollet, donc pour moi une seule solution pour aller au bout, c'est de partir comme un diesel en gardant une allure régulière, sans marcher et le mental fera le reste tout en sachant pourquoi nous sommes là.

Un peu esseulé de 11 à 14h15, nous avons pu ensuite au fil de la journée être rejoints d'abord par les coureurs de la course des jeunes puis la marche avant d'être happés avec la meute des 700 coureurs du 10 km. Très beau timing de la part David.

Dans le dur après 5 heures de course, mais un mollet qui tenait le coup, le ravitaillement qui nous était réservé était de plus en plus le bienvenue et vraiment que du bonheur pour moi quand notre Aurélia nationale, vice-championne du monde de trail et ancienne Asphaltienne, a fait sa récupération du 10 km en m'accompagnant pour la dernière 1/2 heure, quel honneur pour moi de passer la ligne d'arrivée avec elle après 44 km (22/26).

J'avais couru mon dernier 6 heures en boucle il y a 25 ans et vraiment quel bonheur de retrouver cette fusion entre coureurs de long, cela donne presque envie de faire un 12 heures, voir plus, toujours un petit encouragement et même plus quand on se fait dépasser, n'est-ce pas Stéphane, que j'ai dû voir me doubler à 3 ou 4 reprises.

Le bilan, 26 coureurs (dont 3 féminines) au départ, 26 finishers dont 3 diabétiques, respect !!!

Merci aux fidèles bénévoles Asphaltiens, à Dodo, Jean, Gégé, Alain sur la zone des passages, à Christian au ravitaillement, à Daniel et Denise, Nathalie, Edwige, signaleurs à l'entrée de l'esplanade pour leurs soutiens et nombreux encouragements.

Ravi et tellement heureux d'avoir participé à cette belle fête, réussite totale, bien méritée pour les organisateurs de l'association.

J'espère que ce compte rendu vous donnera envie pour 2017.

Distance parcourue du vainqueur: 69 km

Par Stéphane Decubber

Ce samedi 23 avril, j'ai participé à l'épreuve des 6 heures en solo des boucles du diabète.

Tout d'abord je tire un grand coup de chapeau aux organisateurs et à David Limousin, qui ont parfaitement réussi à allier organisation impeccable (impressionnant pour une 2ème édition !), convivialité (avec des bénévoles à la motivation sans faille pendant 6h) et solidarité. L'alternance des différentes courses amène un côté très sympathique et de l'animation, rompant la monotonie pour les coureurs de 6 h en solo. Et le parcours (quoiqu'un peu répétitif, mais ce n'était pas une surprise...) était très agréable. Un grand bravo donc !

Un grand merci ensuite à tous les membres de l'Asphalte présents comme bénévoles, coureurs ou supporteurs : vos encouragements chaleureux m'ont grandement aidé !

Pour ce qui concerne ma course, mon objectif était de courir à 10 km/h, soit 60 km en 6 h, pour faire un test de l'allure que j'aimerais tenir en 2017 sur les 100 km de Vendée. J'avais choisi de courir en alternant 14 minutes de course et une minute de marche, méthode que je pratique parfois à l'entrainement en sortie longue, mais que je n'avais jamais pratiquée en course. Cela a bien fonctionné et je pense que cela m'a aidé à me détendre régulièrement et à bien m'hydrater et m'alimenter.

Malgré un coup de mou pendant la 5ème heure, l'objectif est atteint avec 60 km en 5h54. Maintenant, objectif 100km en moins de 10h en 2017... Même si là tout de suite maintenant, l'idée de poursuivre au même rythme pendant 40 km de plus ne me paraît pas complètement évidente ;) ! Mais d'ici là j'ai encore du temps pour m'entrainer ...

Par Daniel Corbillon :

Ce dimanche 23 avril, David Limousin, membre de l’Asphalte 94 et cofondateur de l’association “Type 1 Running Team” organisait dans le bois de Vincennes sa désormais traditionnelle BOUCLE DU DIABETE.

Plusieurs épreuves étaient au programme, depuis les courses enfants jusqu’au 6 h en solo. Le montant des 1 300 inscriptions (plus de 10 000 € reversés intégralement) permettra de financer la recherche plus spécialement ciblée sur cette maladie.

Plusieurs Asphaltiens étaient présents, officiant soit en tant que signaleurs, coordinateurs des départs et arrivées ou préposés au ravitaillement. Nous aurions préféré que le ciel soit plus présent et le vent moins violent mais le sentiment d’apporter notre contribution à cette action rendait les conditions plus supportables !

Le maillot du club était également visible dans les différents pelotons  car deux des nôtres avaient pris le départ de l’épreuve des 6h dès la fin de matinée. Il fallait être vraiment courageux pour rallier l’arrivée car avec un effectif de 45 participants sur le circuit de 3,3 km cela se résumait la plupart du temps à une course seul avec soit-même.

Stéphane Decubber parcourt 59,4 km en 5h52’18’’ soit 10,12 km/h se classant 6ème et 1er senior.

Eric Raphenne blessé mais néanmoins présent 42,9 km en 5h53’35’’ soit 7,28 km/h termine 23ème.

Monia Arjouni était également présente au sein d'une équipe.

Sur le 10 km Francis Taïeb termine 160ème sur 622 arrivants en 51’

Patrick Rolland-Monnet qui accompagnait un ami moins sportif que lui se classe 458ème en 1h06’23’’

Quant à l’incontournable Papy Koch il se classe 502ème en 1h12’59’’

La distance était approximative, le départ quelque peu difficile compte tenu de nombre de participants, les coureurs doublés ralentissaient parfois les plus performants mais là n’était pas l’essentiel en cette occasion, les participants n’étant pas là pour faire un temps.

 Nous avons pu encourager au passage le mari et les enfants d’Edwige, récemment promue au rang de néo marathonienne, présents sur les autres épreuves. Quant à elle, elle soignait son genou quelque peu douloureux à un carrefour, apportant sa contribution à la réussite de l’organisation.

 A l’année prochaine David !

Quelques photos :

https://picasaweb.google.com/111400090003628054503/6277422469088407185?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKqrsrT1kpuYiAE&feat=directlink

Aux 10km du bois de Boulogne :

Guillaume Pensier : Temps réel 45'25", temps officiel 51'08", 712ème  sur 3560, 78ème  V2 sur 215.

J'ai effectué cette course pour la 3ème année, mais ce sera sans doute la dernière ; qu'on en juge :

Je me suis pointé sur le "village" des organisateurs sur le coup de 9h, ce qui me semblait suffisant pour un départ programmé à 9h30. Je n'avais hélas pas noté que les dossards devaient être récupérés la veille et j'ai dû pleurer auprès des organisateurs pour obtenir le mien.

Après cela, il m'a fallu affronter une longue file d'attente à la consigne ; je n'avais pas encore déposé mon sac que j'entendais retentir le pistolet du starter ! il ne me restait plus qu'à me changer dans la précipitation et à me diriger vers la ligne de départ située à environ 500m de la consigne, ce qui m'a fait partir 5 bonnes minutes après le coup de pistolet.

Les licenciés étaient de toute évidence fort peu nombreux, environ 20% et encore. En revanche, on notait une profusion de maillots d'entreprise, ce qui m'a fait doucement sourire : les sociétés qui s'affichaient de la sorte sont plus connues pour leurs horaires à rallonge que pour leur amour du sport.

Cette "compétition" semble n'être qu'une vaste usine à fric ; l'année prochaine elle se fera sans moi et sans mes 20€.

Au Challenge du Val de Marne

Il nous l’avait caché : Olivier Catrou est en tête du Challenge du Val de Marne après les 10km de l'humarathon et de Cachan.

A la traine, mais pas tant que ça : Daniel Cossec 33ème, Arnaud Marie 34ème , Frédéric Coler 53ème, Jean-Paul Nortain 57ème , Daniel Perrin 58ème, Guillaume Pensier 62ème, Alain Waterschoot 63ème …Las gars : 6ème par équipe sur 25 clubs classés.

Chez les filles, on est pas si loin: Elisabeth Oliveira 5ème, Edwige Trotin 18ème, Michèle Pironnet 25ème, Maria Péron 45ème, Marie-Françoise Meunier 52ème, Bhel Rolland-M 70ème, Isabelle Corneille 77ème. 8ème  par équipe sur 19 clubs classés.

Published by Eric, Stéphane, Daniel, Guillaume...
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 17:44
De l'eau dessous de l'eau dessus

De l'eau dessous de l'eau dessus

Pour son 14ème marathon et comme axe central de ce semestre, Nathalie avait choisi le marathon d'Annecy, dont la première édition remonte à 1980, plutôt plat et réputé roulant avec comme objectif initial de passer sous la barre des "4 heures" (raté d'une poignée de secondes à Vienne il y a deux ans).

Coach Daniel lui a, pour cela, concocté un programme "aux petits oignons" !

Le choix en tenait aussi à nos contraintes professionnelles et à l'accessibilité (direct en 4 heures de TGV), à l'attrait de cette jolie ville et de son lac réputé.

Nathalie n'ayant réussi à convaincre personne de l'accompagner, elle allait devoir courir seule.

Aucune difficulté pour trouver un hébergement tout proche à la fois de la gare et du Champ de Mars, la zone de départ (et d'arrivée) de la course, Annecy étant très touristique, d'autant que le marathon semble assez confidentiel avec ses 3000 inscrits (dont environ 500 en duo). Le semi attire un peu plus de monde (près de 4000 inscrits).

Ne pouvant partir que le samedi après-midi, nous arrivons à Annecy à la tombée du jour.

Le temps de déposer nos bagages à l'hôtel, nous partons en quête d'une "pasta party" dans la vieille ville toute proche. Nous n'avons que l'embarras du choix tant les restaurants sont nombreux et la plupart proposent un repas "spécial marathon". Notre choix fait, nous constatons que malgré le "faible" nombre de participants, les restaurateurs sont un peu débordés et qu'ils ne semblent pas vraiment savoir ce qui convient à des coureurs de fond : s'il y a bien des pâtes et quelques petits légumes, il y a surtout un énorme morceau de volaille en sauce ! Nous avons gentiment essayé de le leur expliquer en partant, sans grand succès semble-t'il...

Après une courte nuit, lever à 6 heures pour le petit-déjeuner.

Le retrait des dossards n'est qu'à quelques encablures et se fait en un rien de temps.

Après réception d'un T-shirt, et d'un fromage (odorant !), nous rallions le bord du lac et la zone de départ, avenue d'Albigny.

Il y a 5 sas, après le groupe élite. Nathalie rejoint le sas des 3h51 à 4h15 avec ses deux meneurs d'allure à 4h00.

Il fait frais et il y a un vent désagréable. La météo n'est pas du tout optimiste...

Il est déjà 8h30, le départ est vite lancé.

Petit anachronisme : le parcours fait une petite boucle avant de se lancer sur les bords du lac ce qui fait que les premiers partis se retrouvent derrière les derniers partants que les motards de tête rabattent à grands coups de klaxons et de sirènes...

Puis, en quelques minutes, le quartier se retrouve silencieux et je rejoins la zone d'arrivée pour étudier le parcours des derniers hectomètres. Grâce au petit "Pont des Amours", je pourrai encourager et photographier Nathalie au bord du lac puis au dernier virage avant le tapis rouge.

À cette occasion, je rencontre Jacques, un charmant bénévole de 85 ans, lui-même ancien coureur, avec qui je papote et passe ainsi une partie des deux heures "à tuer" avant l'arrivée des premiers. Il sort de sa poche les preuves de ses derniers exploits (photos et fiches de résultat !). Il va rester debout, au même endroit et sous la pluie, près de dix heures (le semi se court dans l'après-midi).

La nature est très présente dans cette partie d'Annecy : arbres immenses (séquoias, cyprès chauves mais aussi platanes aux ramures impressionnantes) et beaucoup d'oiseaux en particulier aquatiques (foulques macroules, grèbes huppés qui vont nous gratifier de leur étrange pariade, en plus des classiques cygnes)...

Malheureusement, les prévisions météorologiques se confirment et les averses deviennent pluie continue.

Je suis en contact avec Nathalie par sms : elle est partie sur un rythme de 5'40 au kilo et tout se passe bien.

Vers le 15ème km, elle croise déjà les premiers coureurs qui "remontent" vers l'arrivée.

Malgré mon gros manteau, je commence à avoir froid. Heureusement, le premier (kenyan) arrive. Il terminera en 2h 12mn 36s. La première (kenyane) en 2h 29mn 20s.

Les spectateurs ne sont pas très nombreux mais semblent motivés et l'ambiance est sympathique. Les enfants encouragent les coureurs en criant leur prénom lu sur leur dossard. Il semble y avoir peu d'étrangers. On se réchauffe à applaudir !

Je constate que de nombreux participants sont "à l'agonie". Beaucoup grimacent, certains ne peuvent plus avancer, perclus de crampes ou ont des nausées. Peut-être n'ont-ils pas assez ressenti le besoin de s'hydrater, dans ces conditions.

Nathalie est en difficulté. Le froid, la pluie, le vent et un rhume débutant ont eu raison de ses espoirs.

Elle arrive, trempée, sur le bord du lac mais il faut encore contourner le canal du Vassé pour passer sous l'arche d'arrivée. Ce qu'elle fait, comme d'habitude, avec un immense sourire malgré son chrono : 4h 11mn 41s.

Il continuera à pleuvoir, continuellement, jusqu'à notre départ le lundi soir, ce qui, hélas, nous "contraindra" à plus fréquenter les restaurants, crêperies et bars qu'à visiter la vieille ville et les bords du lac.

Conclusion : un beau marathon, malheureusement gâché par les conditions climatiques et qu'il faudrait recourir pour profiter, aussi et cette fois, de cette belle ville et de son lac.

De l'eau derrière

De l'eau derrière

Published by Philippe Randier (et Nathalie Duterte)
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 21:17

Nous étions une poignée d'asphaltiens ce dimanche 17 avril à prendre le départ du 10km de l'Humarathon qui partait cette année de Vitry-sur-Seine.

Dès 8h30, nous nous reconnaissons dans le gymnase qui commence peu à peu à ressembler à une ruche où je reconnais déjà beaucoup de visages devenus familiers avec le temps. 

En ce qui me concerne, j'avais décidé d'enchaîner après le 5km des Foulées Cachanaises, histoire de me remettre la distance et la cadence du 10km dans les jambes. Un bon 10km, cela ne s'improvise pas et je compte bien prendre des repères pour les suivants.

Il fait très froid en ce matin qui n'a pas grand-chose de printanier, le vent souffle par petites rafales et le thermomètre affiche à peine 6 degrés, avec un ressenti autour de 1 degré. Autant dire que l'huile chauffante n'est pas superflue avant de partir pour un échauffement consciencieux et méthodique avec Fred.  Je le sens concentré, prêt à performer ce matin.

Très vite, le départ arrive et nous nous frayons une place dans les premiers rangs.

Si tout s'est bien déroulé jusqu'à présent,  à mon grand désespoir je vais devoir donner raison à Jean-Paul Nortain qui m'a qualifiée de DÉSASTRE  la semaine dernière à Cachan! Eh oui, au moment fatidique qui consiste à mettre en route le GPS afin d'avoir le soutien du partenaire virtuel réglé en 4'20, RIEN, RES, NADA...pas de réponse des satellites qui ne veulent pas de moi dans la petite foule de coureurs prévoyants qui EUX ont déclenché la montre un quart d'heure avant...Aïe aïe aïe, il faudra faire sans!! J'assume ma réputation de Miss DÉSASTRE et me lance en me disant "tu vas courir à la sensation et te faire plaisir Maria, ¡¡NO PASA NADA!!" En effet, il n'y a pas d'enjeu, simplement recourir la distance en essayant de maintenir une cadence de bout en bout.

Un dix kilomètres, ça va vite, ça laisse peu de temps pour réfléchir et en même temps qu'est-ce que ça devient long à partir du 7ème!

Les kilomètres défilent sans que j'aperçoive le marquage: pas vu le premier, le deuxième en 8'40, pas vu le 3ème ni le 4ème; j'ai ensuite déduit grâce à un ravitaillement que j'avais  dépassé le 5ème, celui-ci en 21'45 à peu près, puis viennent les suivants, entre faux plats montants et une belle côte qui me laisse entamée. Et dire que je  fanfaronnais la semaine dernière à qui voulait bien l'entendre "même pas mal, je l'ai faite il y a deux ans cette côte, ça passe sans problème!"... Eh bien ça m'apprendra! Je passe finalement le 7ème en 31'32. Ensuite, sans le bip infernal de la montre qui me pousse au train, difficile de contraindre mon corps éprouvé par cette maudite côte. J'ai du mal à garder du rythme, la foulée manque de dynamisme et de tonicité. Accroche-toi Maria, ça ira, la ligne d'arrivée est à quelques encablures et tu es capable de maintenir l'effort! Facile à dire, pas si facile à faire.

9ème km en 41'15, laisse dérouler maintenant, l'arche rouge est juste en bas et tant pis pour le chrono! Juste en bas, deux tours de stade et demi, je me parle et m'encourage: tout est une question d'état d'esprit dans la course à pied! Cela étant, parfois l'esprit ou la montre commande sans que le corps  puisse suivre. Je passe finalement la ligne d'arrivée avec, de mémoire, une minute de plus qu'il y a deux ans. La côte et l'absence de GPS ont eu raison de moi, ça a été dur, qu'à cela ne tienne, il y aura d'autres 10 kilomètres pour se refaire et améliorer la gestion de course!

Fred et Olivier ont dû faire la côte dans l'autre sens car ils réalisent de superbes chronos.

Un bémol tout de même, politiquement incorrect mais qu'importe: si ce 10km se voulait solidaire et on ne peut que louer la démarche (5 euros sur les 20 sont reversés au Secours Populaire), l'organisation aurait pu prévoir un  ravitaillement solide à l'arrivée pour ses participants! Le petit remontant de fin de course est non seulement nécessaire à plus d'un coureur mais participe également de la convivialité de l'après course où l'on se retrouve pour deviser et échanger entre nous. C'est dommage, ça a manqué.

Ce fut néanmoins une belle course, difficile, certes, mais bien fléchée (!) sur un parcours urbain agréable, sous le soleil et dans le vent.

758 coureurs classés, 1er en 31’49’’.

Olivier Catrou

20ème, 5ème MH1

En 35’18’’

Guillaume Pensier

259ème, 37ème MH2

En 46’48’’

Frédéric Coler

156ème, 1er MH3

En 43’02’’

Guillaume Hernandez

263ème, 103ème SH

En 46’54’’

Maria Péron

212ème, 14ème SF

En 45’13’’

Jean-Pierre Coulaud

478ème, 19ème VH3

En 54’12’’

 

Par Guillaume Pensier : Beaucoup moins de monde que pour les  éditions précédentes, la suppression du semi et  l'augmentation des tarifs a dû en refroidir plus  d'un.

Mon constat est quand même un peu négatif et mérite d'être complété en ce sens : les organisateurs ont fait le choix délibéré d'abandonner le caractère élitiste de la course et n'ont donc pas monnayé, comme les années précédentes, la participation d'un panel de coureurs d'Afrique de l'est. En revanche, la vocation solidaire de la course a été accentuée : 5€ par coureur ont été reversés au Secours Populaire Français  pour financer la "journée des oubliés", permettant à quelques centaines de gamins et à leurs familles de passer quelques jours fin août en bord de de mer.

Cf le lien vers le site du Secours Populaire : https://www.secourspopulaire.fr/

Sur la course elle-même, Olivier et Maria étaient dans une forme éblouissante ; encore un petit effort et ils pourront, à l'instar des kenyans et des éthiopiens, négocier leur présence sur les compétitions.

Par Olivier Catrou : Un petit bonjour de Stéfano Spina qui semble tenir la forme. Une cote bien casse patte au 3ème et un vent bien frisquet

 

Published by Maria Peron
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 22:14

Sans avoir encore vu le film, sans savoir si à cette heure beaucoup d’entre vous l’ont vu, n’en ayant entendu dire que du bien, nous soulignons la sortie en salle du film « Free to run » qui intéressera je l’espère beaucoup de nos adhérents.

FREE to RUN

Retrouvez l’annonce du film sur le site de la FFA : http://www.athle.fr/asp.net/main.html/html.aspx?htmlid=5029

 ATTENTION : peu de salles, peu de séances annoncées :

  • Cinéma « Reflet Médicis », Paris 5ème, à partir du vendredi 15, séances à 13h50, 15h50, 17h50, 19h50, 21h50,
  • MK2 Beaubourg, Paris 3ème, à partir du vendredi 15, séances à 12h50, 15h10, 17h30, 19h50, 22h05,
  • Publicis Paris 8ème, à partir du vendredi 15, séances à 13h45, 18h45, 21h00.
Published by Jean-Michel O.
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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 14:04
Run & Staff

Run & Staff

Par Hervé Bihouée :

Le samedi 09 avril se déroulait à Rennes les 24 h.

A cette occasion, 2 coureurs de l’asphalte  (Olivier et Laurent), 2 accompagnateurs ( Vaval et Hervé ) se sont retrouvés en terre bretonne.

L’épreuve se déroule sur un circuit d’un peu plus de 1 km, ce qui permet un suivi constant des coureurs.

Le départ est donné à 10h et rapidement chacun se met dans sa bulle, conscient de l’énormité de la tâche !

Parallèlement se déroule un 6h (départ à 12h) et un 12h (départ à 21h) ce qui apporte un peu d’animation dans la course.

Initialement, je devais participer au 6h mais une petite blessure au mollet m’en a empêché !

Je suis donc venu pour donner un coup de main à Vaval, soutenir nos coureurs, et ramener la voiture !

L’organisation sur un 24h est primordiale : boisson énergétique à tous les tours, alimentation solide (purée), gestion des vêtements, blessures, micro sieste, suivi des classements,  c’est presque plus simple de courir ! (Je plaisante)

Sur un temps de course aussi long, le physique vient forcement à lâcher et souvent le moral avec.

Le soutient de l’entourage est primordial.

Sur ce genre d’épreuves les participants forment une grande famille et se retrouvent régulièrement sur les compétitions.

Dès le départ, nos coureurs respectent les allures (surtout ne pas partir trop vite !!)

Olivier parti très prudemment finira sur le podium.

Une averse et du vent viennent perturber la course en début d’après-midi. Ensuite, plus de pluie mais le froid s’installe jusqu’au petit jour.

La nuit est la partie la plus difficile : moins de public, physique qui lâche, envie de dormir…

Laurent arrive à courir jusqu’au 100 puis passe en mode marche jusqu'à la fin !

Olivier court jusqu'à la 22ème heure et doit se bagarrer pour finir.

Nos 2 représentants sont allés au bout, ce qui est un exploit !

203,8 km pour Olivier et 140,4km pour Laurent.

Je suis venu pour découvrir cette épreuve et je n’ai pas été déçu !

L’organisation est exceptionnelle, les coureurs hors du commun, bref une expérience à renouveler, peut-être comme coureur…mais là, j’ai un peu le trac !!

PS : dans 2 semaines, c’est au tour de Vaval pour le championnat de France !

Par Olivier Graville, dossard 64 :

Préparation :

Après plus de six mois avec environ une dizaine de sorties running, je me remets en forme sur le mois de Janvier avec 2 à 3 sorties par semaines. L’entraînement a ensuite été étalé cette année sur 8 semaines : 2 cycles de 4 semaines composés de 3 semaines intensives suivies d’une semaine allégée.

 

Incluant la course du mois d'Avril

Incluant la course du mois d'Avril

Entraînement détaillé. A visualiser absolument!

Objectifs :

•              200 kms : Rêvés

•              180 kms : Attendus

Base de réflexion pour les objectifs : 112,3 kms au 12h de Rennes en 2015.

La veille :

Arrivé en covoiturage sur Rennes, je débarque chez les parents de Laëtitia, une amie. Tout le monde m’accueille chaleureusement. Je m’aperçois alors que la maison est habitée par 3 chats...je suis allergique, je prends un cachet : pas glop. Apéro au coca, assiette de pâtes, un super moment avec mes super hôtes puis je pars vite au dodo comme un malpoli.

Avant la course :

Je me réveille à 07h30 embourbé (allergies), remange une petite assiette de pâtes, et me prépare doucement. Mon amie m’amène gentiment sur le site à 40 minutes du départ. Je retrouve alors Valérie, Laurent et Hervé. Ils m’ont aménagé une place sur leur table de ravitaillement : merci les amis. Le temps de prendre le dossard et donner quelques informations sur l’emplacement de quelques affaires, le speaker annonce le début de la course dans une minute, Laurent et moi rejoignons alors les 70 coureurs assez malins pour s’être inscrits à cette épreuve de torture :D. Laëtitia reste pour le départ, trop cool.

10h00 : PAN !

1er  6 heures (10h00 à 16h00) :

Les six premières heures se déroulent sans encombre. Je pars en milieu de peloton (23ème après une heure de course) à la vitesse minutieusement choisie, soit 10km/h à la course diminuée par la marche au stand (merci au partenaire virtuel de la montre GPS). Ça part très fort devant à presque 12km/h...les fous.

-1h-

Je cours, les sensations sont bonnes, je réponds aux appels, je discute avec les coureurs. Je me concentre particulièrement sur ce qui me sépare de la fin du quart d’épreuve et non de la fin de l’épreuve, ce qui me permet de garder un bon moral. 146 bpm...25 bpm de plus que d’habitude à cette vitesse. :-(

-2h-

Une fois par heure, je prends un tour à mon ami Laurent qui en profite systématiquement pour me faire rigoler...trop bon lui. Je marche peu pendant ces 6 premières heures, seulement 45 secondes tous les 3 tours dans la “montée” après les ravitaillements.

-3h-

Et ça court et ça mouille. Première averse. L’avant-veille, j’étais chez Décathlon et l’expert m’a conseillé maillot manches longues + coupe-vent ! Alors je tente et ça se passe plutôt bien. En tout cas, je n'étouffe pas. On me fait gentiment comprendre qu’il faut boire plus. J’obéis, non sans râler un peu. :D Je cours souvent avec Jacques qui fait le 6h, il est super sympa et court comme un métronome à mon allure cible, je suis donc sur mon petit nuage à discuter avec lui pendant que la course se poursuit normalement.

-4h-

Je cours toujours bien. Mon plan hydratation et alimentation personnel habituel (boire toutes les 10 minutes et manger toutes les 25 minutes des rations définies à l’avance) est maintenant complètement pris en charge, modifié et SURTOUT amélioré par le staff le plus compétent du monde : Valérie et Hervé. A ma grande déception, un premier sentiment de raideur dans les jambes apparaît après “seulement” 4h30 de course.

-5h-

On m’impose depuis un certain temps de ne SURTOUT pas courir plus vite…. J’obéis, j’avais surtout peur qu’on me demande de courir moins vite, ce qui m’aurait fait peur pour la suite de l’épreuve car je pense avoir besoin d’un bonne marge à 12h pour avoir une chance de faire les 200 kms sur 24h. On reprend une bonne saucée ! Et ça court toujours à bonne allure. J’ai commencé l’enchaînement des hauts et des bas (moral). Évidemment...puisque je suis fatigué ! Mais je suis 12ème avec 58 kms au compteur.

-6h-

2ème 6 heures (16h00 à 22h00) :

C’est dur et je marche maintenant tous les 2 tours à l’endroit des ravitaillements et conserve l’allure de course visée. J’ai perdu Jacques depuis quelques tours et le cherche partout, ça m’occupe bien. Je sens qu’il va falloir colmater un peu l’estomac. Tiens on me tend de la purée avec un peu de jambon, c’est fait pour, non ?

-7h-

Je continue de courir à bonne allure mais la fatigue est là et le plaisir est en dents de scie. Heureusement, je retrouve Jacques avec qui je refais quelques tours. J’ai même parfois l’impression qu’il cale ses ravitos sur les miens pour m’aider. Merci Jacques, c’est tellement mieux quand je cours à tes côtés. Tu fais une belle course, bravo ! J’aimerais bien courir comme toi à ton âge.

-8h-

Il est maintenant plus de 18h et j’ai de la visite. Yeepeeee ! La machine repart et ça fait beaucoup de bien. Je marche maintenant à tous les tours dans les ravitaillements. J’ai une meilleure hydratation, me dit-on mais j’ai surtout l’impression d’être gavé. Content du kilométrage, mes jambes sont maintenant biens dures et on a fait leurs fêtes aux ampoules qui s’étaient pointées.

-9h-

L’effet “visite” est malheureusement en train de s’estomper et cela redevient difficile. De plus, le 6h est terminé et Jacques et d’autres sympathiques coureurs sont partis. Il va falloir attendre encore 2h avant de voir arriver sur le circuit les coureurs du 12h. Bof. Mais je cours. Le traitement des pieds a été efficace, ils ne me font pas trop souffrir.

-10h-

La nuit est maintenant tombée. Je dépasse machinalement la marque des 100kms qui m’avaient fait rêver l’année dernière. Une seule pensée m’obsède pendant que je cours dans la douleur : il me reste environ 13h30 pour faire ces 100 derniers kilomètres tant attendus, ça doit quand même être possible.

-11h-

Je me rends compte maintenant que j’ai perdu ma lucidité depuis un certain temps, j’ai du mal à compter les tours, mes calculs ralentissent ou parfois se contredisent. Mais je cours et l’épreuve de 12h a commencé. Je suis franchement fatigué et commence à m’endormir. Je prends un gel caféine. Les jambes sont très dures et le cardio est monté : j’ai du mal à répondre aux appels. Je cours toujours bien, l’heure tourne et je suis maintenant 5ème avec 112 kms.

-12h-

3 ème 6 heures (22h00 à 04h00) :

Le gel a fait son effet et je repars correctement. Un petit rituel est en train de s’installer au ravitaillement. A mon arrivée je prends la gourde fait le tour du U, puis rends la gourde. Valérie ou Hervé font alors : “Tu recours à 3...1...2...3 !” Et je repars, en couinant bien sûr mais je repars. Gastriquement, c’est un peu la foire.

-13h-

L'endormissement est trop fort, je cours maintenant avec les yeux quasiment fermés (c’est l’impression que j’ai en tout cas). Alors que Laëtitia et sa famille reviennent sur la course dans la nuit et le froid (merci !), Valérie décide de me faire faire une micro-sieste. L’idée me plaît à un point difficile à rendre ici. Petit repos de 10 minutes bien emballé dans l’aire de ravito, je repars gonflé à bloc grâce également à la visite. Je ré-enchaîne les tours correctement avec le plaisir perdu il y a quelques heures. Je suis parfaitement réveillé, tout ça fait beaucoup de bien. Ça va aussi mieux au niveau de l’estomac. Mais il fait froid, entre 3 et 4°C, et la course répétée avec mon équipement inadapté, m’a rendu malade...j’entends un crépitement quand je respire, et c’est nouveau. Moi qui trouvais que mon cardio était déjà haut, cela ne devrait rien arranger et me fatiguer encore un peu plus. J’avais bien fait d’accepter avant de venir d’en baver, je suis donc servi et malade !

-14h-

L’effet “Pause” a fini par s’estomper et l’endormissement me guette à nouveau. Je cours toujours et tente un nouveau gel. Sans succès. J’attends chaque fin de tour pour avoir le droit de marcher dans les ravitos depuis plusieurs heures maintenant. Mais il y a toujours quelqu’un pour compter “1...2...3 !” et je repars de plus en plus difficilement. Je passe une fois de temps en temps mon ami Laurent qui a toujours un mot pour moi, merci Laurent.

-15h-

Je suis HS. J’ai maintenant l’impression d’être un zombie sur le circuit, mais un zombie qui court. “1...2...3 !” et je repars toujours malgré des douleurs importantes, les muscles bien sûr mais aussi les chevilles (les miennes sont en carton, si, si c’est possible). Je manque plusieurs fois de rentrer dans un pylône ou une barrière. Je fais un nouveau repos de 10 minutes encadré par Valérie. Je connais la procédure, on perd moins de temps. Je repars pendant 3 tours correctement puis sent les effets de la fatigue revenir au galop mais je cours.

-16h-

Je continue de dérouler la routine difficilement. La pause est terminée depuis un peu plus d’une heure et ça fait une heure que j’en bave comme jamais j’en ai bavé. Je lâche le téléphone, je suis tellement fatigué et essoufflé que je ne pourrais plus parler correctement. Chaque kilomètre est long. J’ai envie de pleurer et de rentrer chez moi pour voir ma femme et mes filles. Sérieusement, qu’est-ce que je fous ici ? Ah oui, 200 kms. Humm, il m‘en reste encore 50 à parcourir dans ce cas. En 7h, ça paraît possible mais c’est pas le temps qui m’inquiète, c’est les kilomètres. Vous êtes en train de me dire que je dois encore faire 50 tours environ… Arrête de parler tout seul : COURS ! D’ailleurs  “1...2...3 !” et je repars. Et zut, j’ai à nouveau les yeux qui se ferment.

-17h-

Epuisé, je cours. On me fait des compliments sur ma blancheur. Bizarre, normalement, je suis plutôt coloré, bronzé. “1...2...3 !”  Les tours, bien que longs finissent toujours par se terminer. A ce moment-là, j’ai le droit de marcher au ravito, j’essaie de “ruser” en marchant quelques mètres avant mes ravito mais le métronome surveille “1...2...3 !”. :D Et je repars très difficilement. Je me demande comment tenir encore 6 heures de plus car je suis dans un état déplorable. Nouveau repos de 10 minutes. La machine repart pendant 2-3 tours puis la fatigue m’assaille déjà. Je suis maintenant 4ème avec 160 kms. Encore 40 kms en 6h… Epuisé, j’y crois quand même. Allez, allez, allez !

-18h-

4ème 6 heures (04h00 à 10h00) :

Running Zombie mode. J’ai de plus en plus de mal à respirer, je fais beaucoup de bruit pour un type qui maintient un simple 9 km/h en tournant sur le circuit. L’avantage, c’est que la plupart des coureurs m’entendent arriver et me font de la place. Merci. “1...2...3 !”. Je continue de voir l’équipe m’assister le plus possible, cela m’encourage à maintenir l’effort. J’essaye de m’occuper l’esprit pour rester éveillé mais la solution idéale n’a pas été trouvée. Je chantonne parfois… A voix haute, ça me maintient éveillé mais me fatigue cardiaquement. Dans ma tête, cela n’empêche pas l’endormissement mais me fatigue tout de même un peu….c’est quoi cette blague ? Zut, j’ai pas de technique pour rester éveillé.

-19h-

Mes yeux se ferment. Je ne vois pas comment je pourrais terminer cette course avec moins de deux repos supplémentaires. Mes calculs, difficiles à cette heure et dans cet état sont maintenant rassurants pour l’atteinte de l’objectif. Je cours toujours sur le circuit et marche le plus possible aux ravitos. Parfois j’attends une seconde de plus après “1...2...3 !” pour repartir, comme si cela allait changer quelque chose. Mort de rire. Ou est mon côté rationnel ???? Et je cours… Malgré les douleurs aux chevilles, je continue de repartir de chaque ravito en courant. Cependant, l’accélération n’est plus mon atout à cette heure de la course. :D Je passe troisième. C’est quoi cette blague…. ? L’année dernière, pour faire un podium, il fallait faire 220 kms...je vous préviens je n’irai pas jusque là-bas ! Je parcours plusieurs tours les yeux à moitié fermés. Je suis épuisé. Nouveau repos de 10 minutes.

-20h-

Quelles douleurs en se relevant ! La gourde à la bouche, je prends le U en marchant, rend la gourde et tente de relancer. Je mets 200 mètres supplémentaires pour réussir à repartir convenablement, avant cela s’appelle du clopinage. Mais je suis réveillé alors cela a été utile. Je cours, je marche...“1...2...3 !” je relance très difficilement. Je refais les calculs et visualise maintenant les 200 kms. Ils sont là, juste là...à « seulement 25 kms ». Je vais y arriver. Mais je suis mort de fatigue, blanc comme un linge. Valérie et Hervé s’affairent constamment, ils sont en plein plan stratégique car devant et derrière moi, il y a du changement. Le premier de l’épreuve marche maintenant. Moi, et je le dis bien haut et bien fort à Valérie et Hervé, j’en ai un de plan...il s’appelle “200 kms”. Je suis à nouveau complètement EPUISE. Plus que 3 LONGUES heures.

-21h-

Le temps avance tout doucement. Mon corps est complètement déréglé, je vais aux toilettes...rien pourtant j’avais l’impression que c’était urgent ! Je ne vois pas plus loin que le tour actuel. Quand je pense avec plus de 4 tours d’avance, j’ai l’impression de faire des plans sur la comète, genre l’avenir. :D “1...2...3 !” J’ai très mal mais je cours toujours. Si ma moyenne faiblit, c’est à cause de ces maudites pauses attendues par mon corps menteur qui se multiplient mais mon allure de course reste stable. Pas les douleurs. Ni ma capacité à courir les yeux à moitié fermés, elle, elle progresse énormément.

-22h-

Je rêve d’un tour où Valérie oublie de dire “1...2...3 !” mais cela n’arrivera jamais ! :D Le jour commence à se lever timidement mais je suis TOTALEMENT EPUISE et la température ne remonte pas. 3-4°C Nouveau repos de 10 minutes...ah non, de 5 minutes, il est écourté par Valérie qui a un œil partout et donc sur le classement ! Je ne suis pas content. “Je n’ai pas mon compte, encore 5 minutes”. Mais la couverture a déjà disparu. :D Alors je repars la gourde à la bouche mais je ne ressens pas les bienfaits attendus, je ne me sens pas moins fatigué, à peine moins endormi. Je tente de relancer. Oui, je tente. Je ne fais que ça : tenter. Les douleurs m’empêchent de relancer. Est-ce que je me mens à moi-même ? Je ne sais pas, c’est la sensation que j’ai eu sur le coup. Je fais le calcul, j’ai 192 kms et il me reste plus d’une heure et demie...même fatigué, si je marche, j’atteins l’objectif...Mon esprit entier fond sur cette pensée simple : il suffit de marcher pour atteindre et dépasser l’objectif ! Je pars en marchant d’un bon pas...6km/h. Valérie et Hervé m’encouragent à recourir à chaque endroit du parcours où ils le peuvent mais rien n‘y fera. Je suis sincèrement désolé mais je connais maintenant la fin de la course. Mes amis sont de retour. Merci encore. Un peu honteux de me montrer en train de marcher, je suis quand même très content de les voir. Derrière le complexe, discrètement, je tente de relancer une nouvelle fois, insiste, insiste, insiste et échoue.

-23h-

La seule chose qui n’ait pas changé pendant cette dernière heure de course, c’est moi et mon allure. Autour, c’est la bérézina. Le 4ème m’a doublé en courant “comme une fusée”, alors que le 3ème ou 2ème  s’est arrêté. Je marche. Apparemment, le premier est très mal en point. Alors que la barrière des 200 kms s’approche très sûrement à mon rythme actuel de 6 km/h à la marche, Thierry, qui était derrière moi, il y a plus d’une heure est en passe de doubler le premier qui était devant depuis le début de la course quasiment. Je marche. 09h59 : PAN ! Encore une minute. Je marche, je commence simplement à chercher l’endroit où je vais m’arrêter. Ici, non, je marche encore un peu… Valérie est là, elle m’accompagne, Hervé aussi. Là, ce sera bien, je vois les ravitos d’ici et donc je vois aussi les gens qui sont venus me voir. Ils me regardent. D’ici, je pourrais les saluer, lever les bras en signe de victoire. Ici, c’est bien. Ici oui. ICI.

-24h-

10h00 : PAN !

C’est terminé. Je lève les bras en regardant mes amis, je crois bien que j’ai crié, mes yeux s’embuent. Que vient-il de se passer ? Je ne sais pas bien, cette journée a été tellement longue et maintenant que se passe-t-il ? C’est fini ! J’ai réussi ! Je suis troisième ! Bienvenue aux pays des émotions fortes.

Valérie. Tu approches avec un grand sourire aux lèvres et me félicite, je te prends dans mes bras et te remercie chaleureusement mais cela ne suffira jamais assez, JAMAIS. Je m’en rends bien compte. Tu viens de me faire vivre une des plus belles expériences de toute ma vie, alors que c’est la troisième fois que je te vois. Cette embrassade, c’est celle de la victoire partagée avec toi qui a été tellement décisive et généreuse pendant toute la course. MERCI.

Malheureusement, je ne me rappelle plus bien, tout est mélangé dans ma tête, je crois bien qu’Hélène et Hervé étaient là aussi...tout ça est devenu très flou. Désolé. J’ai peur d’oublier des gens. En fait, c’est même sûr.

Blackout.

J’ai finalement parcouru 203,809 kms en 24h, et j’en suis très fier. L’objectif a été atteint. Je suis même troisième au scratch et vais pouvoir monter sur le podium de l’épreuve reine de cette journée incroyable. Je n’avais pas osé en rêver.

Remerciements :

Je remercie ma femme, qui m’autorise ces courses folles, me permet de m’entraîner suffisamment pour faire ces “performances” et croit dur comme fer que je peux tout faire (je ne suis pas prêt de l’étonner avec mes courses). Finalement, elle avait raison pour cette fois-ci, elle m’a avoué aujourd’hui, jour d’écriture du CR qu’elle était sûre que je réussirais. On est tous les deux persuadés que l’autre ne se rend pas compte (elle de la difficulté des épreuves, et moi de mes capacités dit-elle). Merci aussi pour ses messages. Bisous.

Je remercie Valérie V., qui en 24h, est devenue irremplaçable à mes yeux (et mes yeux ne me trompent pas). Merci pour les conseils, merci pour les encouragements, merci pour le coaching, merci pour la précision des ravitaillements proposés, merci d’avoir été là, merci pour tout.

Je remercie Laurent F., qui bien qu’ayant battu sa meilleure marque de 40 kms ce même jour sur le 24h, a trouvé le temps tout au long de l’épreuve de m’encourager avec des mots que je retiendrai longtemps. Ce sourire incroyable, c’est Laurent… Désolé Laurent, je n‘ai pas fait pour toi le quart de ce que tu as fait pour moi ce jour.

Je remercie Hervé, qui a également été décisif pour les ravitaillements, “l’accompagnement moral” (private joke...il comprendra mieux que vous désolé) et les encouragements innombrables.

Valérie, Laurent, Hervé, cette marque et ce podium, c’est grâce à vous. Merci.

Merci à Laëtitia D. pour m’avoir balladé tout le week-end autour de la course. Merci encore à elle mais également à Annie, Gérard et Adrien D. pour leur bienveillance, leur accueil parfait, leurs encouragements, leurs regards réconfortants. Merci de m’avoir supporté pendant la course, parfois dans le froid et la nuit ! C’était génial de vous voir. Content que vous ne vous soyez pas ennuyés !

Merci beaucoup également à Hélène, une collègue avec qui je cours le midi au boulot et Christophe pour leur présence, leurs encouragements, pour leur folie d’avoir organisé un week-end dans cette région de façon à pouvoir assister à la course, pour les photos, les sourires. On n’a pas tous la chance d’avoir des collègues comme elle. Dédicace spéciale à la cape de Christophe qui m’a fait du bien au moral (et réchauffé biens sûr).

Merci à ma famille qui m’a soutenu à distance autant qu’elle le pouvait. Appels nombreux, à toutes heures pour m’aider. Messages SMS depuis la France ou messages Whats’app depuis la Thaïllande, sur Facebook… Vos messages étaient très importants. Merci beaucoup.

Merci à tous les autres personnes qui m’ont soutenu avant et pendant la course : Yoann et Sandra, Laurent et Mélanie, Murielle, Jean-Michel, Gérard et Pitchoune, Nolwenn, Guillaume T., Mickaël et Séverine., Emilie B., Sophie et Gérald, Emilie T., Versanges, Véronique A, Oré et Denis, FX, Sandra P., Aurélien A., Marie B., Aurélien C. Pourvu que je n’ai oublié personne ! Merci à tous pour vos messages ! C’était motivant d’être suivi. :D

Merci à tout le staff pour cette organisation aux petits oignons et particulièrement à Ronan pour ses encouragements répétés, et la confiance transmise ! J’ai envie d’en remercier d’autres mais je crois qu’il faudra bien que je revienne pour apprendre les prénoms.

Merci à Jacques, Alain et plein d’autres coureurs d’avoir fait passer le temps plus vite pendant la course par nos conversations et kilomètres parcourus ensemble.

Les chiffres de la course :

Heures

Classement

Heure de détection

Kilométrage à l’heure de détection

Vitesse moyenne depuis le début

Heure 1

23

00:55:38

9,164 km

9,88 km/h

Heure 2

22

01:58:10

19,494 km

9,90 km/h

Heure 3

19

02:54:40

28,790 km

9,89 km/h

Heure 4

16

03:58:38

39,120 km

9,84 km/h

Heure 5

15

04:55:27

48,416 km

9,83 km/h

Heure 6

12

05:58:57

58,746 km

9,82 km/h

Heure 7

11

06:55:32

67,009 km

9,68 km/h

Heure 8

8

07:53:35

76,306 km

9,67 km/h

Heure 9

8

08:55:16

85,602 km

9,60 km/h

Heure 10

8

09:56:14

94,899 km

9,55 km/h

Heure 11

7

10:58:51

104,196 km

9,49 km/h

Heure 12

5

11:56:27

112,459 km

9,42 km/h

Heure 13

5

12:55:00

120,723 km

9,35 km/h

Heure 14

5

13:44:42

127,953 km

9,31 km/h

Heure 15

5

14:47:17

135,184 km

9,14 km/h

Heure 16

5

15:59:15

145,514 km

9,10 km/h

Heure 17

5

16:53:31

150,678 km

8,92 km/h

Heure 18

4

17:53:32

159,975 km

8,94 km/h

Heure 19

4

18:58:02

167,206 km

8,82 km/h

Heure 20

3

19:52:07

175,469 km

8,83 km/h

Heure 21

3

20:58:19

182,700 km

8,71 km/h

Heure 22

3

21:57:32

190,963 km

8,70 km/h

Heure 23

3

22:54:45

197,161 km

8,60 km/h

Heure 24

3

23:54:44

203,809 km

8,49 km/h

 

Par Laurent Fontaine :

Jour J -2 soit le jeudi 07 avril 2016 : accueil à 19 heures de Valérie à la maison.

N’étant moi-même rentrée qu’à 21.30, Valérie ne m’avait pas attendu et avait pris ses fonctions de coach et préparatrice en mains, vérifiant et rassemblant mon baluchon.

Un dîner dans les règles (Valérie oblige) quoi qu’un peu tardif et une bonne nuit de repos.

Départ vendredi 08 avril fin de matinée (dès le retour de Valérie, cette dernière s’étant levée à 7 heures pour faire une sortie de 2.30 sur les bornes de Marne sans compter les arrêts, ayant été quelque peu reconnue et retenue par 2 Asphaltiens sur les bords de Marne).

Direction Joinville pour récupérer HERVE BIHOUEE que nous appellerons PIERRE le temps d’un week-end : RENNES nous voilà !

Sortie de l’autoroute au Mans pour notre pause déjeuner et rencontre fortuite d’une petite cousine (dans le peloton de gendarmerie !) au péage de l’autoroute, c’est drôle les coïncidences non !

Déjeuner toujours réglementaire (Valérie oblige) j’ai même résisté aux frites maison.

« Pierre » était aux anges, la signalétique de ce resto était pour ce grand le professionnel de la discipline du grand art.      

Arrivée à Rennes après un tour du boulevard circulaire (« PIERRE « a failli perdre sa patience).

Prise de notre hôtel, hôtel choisi pour ses petits déjeuners copieux avec des spécialités locales.

Après quelques emplettes dans un magasin de sports (le budget de notre « PIERRE «  a explosé), reconnaissance du circuit et présentation de ce dernier à « PIERRE ».

Dîner dans une PIZZA (rien d’original) PIZZA à l’apéro avec jus de tomate et pâtes.

Bonne nuit à l’hôtel, réveil à 6.30 et petits déjeuners tant attendus.

 Installation de notre campement sur les tables mises à notre disposition par l’organisation de la course, rien ne manque : rallonge électrique, baladeuse, bouilloire, relax pour la sieste, vêtements, chariot, etc. (voir photo ci-contre).

Vous remarquerez que, selon mon expression favorite « no stress », nous ne sentons pas trop de stress dans mon récit et cette avant-course. 

Je pars pour 24 heures de bonheur, sans montre au poignet, et confiant : mon plan fait par Valérie ayant été respecté à la lettre  pour ce 24 heures

Ce plan m’a permis de me rendre compte que j’étais prêt ayant fait dans le pic de ma préparation des semaines à 130 kms sans bobo («  elle est pas belle la vie »)

10 heures le départ pris avec Olivier

Pour moi la course se décompose en 4 étapes : Avant et après le 100 km, avant et après avoir attrapé  froid

De mémoire je pense être rentré au 100 km en 12h55

(temps identique à celui de mon 100 km de MILLAU l’an dernier)

Dans ma tête je me suis autorisé un peu de réconfort après la barrière des 100 kms que j’ai été le 22ème ou 23ème à passer

Change complet : chaussures, chaussettes, sweet, etc.

Repas et reprise de  la course sans aucune douleur…et ne me demandez pas pourquoi m’étant rendu compte après avoir fait un tour complet en marchant que j’allais plus vite en marchant qu’en courant !

Alors j’ai marché sans même me dire que je pouvais me rentrer un peu dedans pour augmenter ma cadence de course puis me suis installé dans ce confort.

Le problème : très vite ma vitesse de marche a elle aussi diminuée.

Que la froideur de la nuit est arrivée et que mon corps s’est refroidi et là j’ai eu très froid alors j’ai tenté de me réchauffer lors d’une pause dans le gymnase qui n’aura servi à rien. Je ne me suis pas réchauffé et je n’ai même pas dormi : que de temps gâché finalement.

Après un petit-déjeuner servi par notre hôtesse Valérie (vers 4h30 du matin), je suis reparti pour quelques pas de marche ayant toujours aussi froid malgré mes 7 couches de tee-shirts, sweets et autres vestes 2 bonnets et même mon plaid de voiture noué autour du cou tel Batman (ça en a fait rire plus d’un dans cette nuit froide c’est au moins ça)

Finalement le temps passe, le jour se lève je me suis même vu parler de St Julien et autre grand cru de Bordeaux avec un camarade de course.

Me voyant me requinquer, Valérie et « PIERRE » m’ont fixé un objectif de 140 kms à 2 heures de l’arrivée il devait me rester que (ou encore) 10 kms à faire, il a donc fallu que je dépose ma cape et quelques couches de vêtements et j’ai relancé la machine en marchant plus vite pour atteindre finalement cet objectif.

Content d’avoir bouclé cet objectif et cette course sans aucun bobo et de profiter d’une commande passée aux amis d’Olivier pour prendre un petit déjeuner avec ce délicieux pain aux raisins (y en avait marre de boire ou manger des soupes de récupération ou autres produits trop sucrés) 

Content de la performance d’Olivier pronostiquée, qui va me coûter le remboursement de sa licence ! Malgré que je doive reconnaître que celui que j’ai appelé mon ami tout au long de la course m’a agacé quand je n’ai plus pu compter le nombre de tour d’avance qu’il avait sur moi. ..

Content d’avoir comme amie cette belle personne qu’est Valérie à qui je donne rendez-vous le 05 mai prochain à Brive La Gaillarde, car je vous rappelle que notre championne remet son titre de championne des 24 heures en jeu, merci et bravo championne

Me voici aujourd’hui à mon tour Circadien et fier de l’être !

Merci à toi Hervé et pardonne-moi de t’avoir chahuté jusqu’à ce compte rendu, allez sans rancune « PIERRE «, espérant que tu tenteras cette expérience à ton tour.

Elle est pas belle la vie?

Elle est pas belle la vie?

Published by Hervé Bihouée, Olivier Graville, Laurent Fontaine
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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 22:43

Ça y est ! J’ai couru mon premier marathon !

Chers amies et amis coureurs,

Après ces 12 semaines de préparation intensive, faites de divers types de sorties et sous tout temps (surtout froide d’ailleurs !), j’ai enfin vécu cette première expérience de courir un marathon.

Comment décrire ces sensations uniques sur cette course ?

Tout d’abord, grâce au plan d’entraînement et conseils avisés de Philippe S. je me sentais préparée et j’appréhendais cette course de manière sereine. Aneth me l’a confirmée !

La ligne de départ sur les Champs Elysées est un moment unique avec la multitude de tous ces coureurs venus du monde entiers (Nouvelle Zélande, Etats Unies, Hongrie…) qui remplissent cette belle avenue d’une énergie sportive incroyable.

Après le coup de sifflet « libérateur », la foule de coureurs s’élance, certains très vites, d’autres parlent et moi, je me mets dans ma bulle, concentrée sur mon objectif (réussir ce marathon en 3’59’59’’).

Vers le 5ème km, je vois Francis qui m’accompagne jusqu’au 9ème, puis à la Porte Dorée, Philippe S. prend le relais et là tout va très bien, il fait encore frais, le parcours est connu, le soleil se lève, la luminosité augmente.

Nous arrivons dans le bois avec les encouragements des coureuses et coureurs de l’Asphalte, ainsi que de ma petite famille, ça me donne le sourire et nous retrouvons Isabelle C. au 18ème km.

A la sortie de Charenton, je me dis (en mon for intérieur) qu’il reste 10 km pour traverser Paris, et après encore 12 km pour le bois de Boulogne…en décomposant les kilomètres, cela me semble faisable plus facilement !

Je suis tellement concentrée que je ne vois pas le paysage, juste des coureurs autour de moi qui commencent à marcher et même à tomber (au sens premier du terme). Il fait de plus en plus chaud, les quais sont bondés de supporters. Mes sens me font remarquer que le tunnel des Tuileries est vaporisé au déodorisant d’intérieur avec des tableaux de mer, coquillages et crustacées…

Un peu avant le 30ème km, ça devient de plus en plus difficile, mais je tiens, je m’accroche car j’ai des accompagnateurs fantastiques (Jean-Marc nous a rejoints), la présence active de ma famille ainsi que des supporteurs Asphalte (merci Dodo, Beatrice). Je suis désolée si j’oublie certaines personnes mais à ce moment, je suis ailleurs.

Au passage du fameux Mur (symbolisé par un décor peint de briques sur le parcours) et de la montée de la porte d’Auteuil (porte de l’enfer comme dit Nicolas), la volonté prend le dessus sur le corps et les mots d’encouragement d’Isabelle C. parviennent à mes oreilles « Allez,  il ne reste plus que 10 km c’est le petit tour du lac Dausmenil…, on ne lâche rien ».

Les derniers kilomètres me paraissent des miles, c’est long, je ne vois plus rien, je puise dans mes réserves et là, au niveau de la Porte Dauphine et de ses petits pavés (pas charmants du tout), l’arche de l’arrivée est à 195 mètres !

Soudain, tellement contente de voir cette ligne d’arrivée et prise d’un élan d’euphorie, mon corps allonge la foulée, et je passe en courant sur les deux bandes au sol pour être sûre que mon chrono soit bien enregistré ! (il faut croire que notre corps possède des qualités insoupçonnées dans ces moments).

Au final : 3 heures 53 minutes et 59 secondes pour ce premier marathon.

C’est un temps dont je ne suis pas peu fière !

J’ai réussi mon objectif et je remercie toutes les personnes qui m’ont encouragée, soutenue, massée (merci mon mari adoré), et accompagnée dans ce beau défi sportif !

Edwige Trotin

Sortie de ma bulle pendant une seconde pour l'objectif de Philippe Doublet.

Sortie de ma bulle pendant une seconde pour l'objectif de Philippe Doublet.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 15:35
Marathon de Rotterdam 2016, Mouloud "racle le fond de la marmite" pour son record personnel

Arrivée vendredi soir avec Samir, on découvre l hôtel, on n’a pas fait gaffe mais Samir a réservé un 5 étoiles... Donc on s'est dit, là on commence à avoir les bonnes conditions. Après une bonne nuit de sommeil et un Mac Do car tout était fermé à 23h30, on part samedi matin repérer les lieux et là on se rend compte que notre hôtel (Manathan Hôtel) est à 400m du départ, donc tout est réuni pour faire une bonne course.

Ensuite, ballade et shopping, achat de quelques vitamines au village marathon et préparation à la course du lendemain par une petite balade en marchant dans Rotterdam.

La course contient donc une grande boucle de 30km puis 12km en petite boucle pour finir. On commencera la course en Vague 1, sas B donc juste derrière les élites et préf. (-2h45).

Jour J : le depart est donné sous un ciel bleu et environ 13 degrés à 10h (idéal)...La 1ère partie 30km se passe sans embuche mon rythme programmé (1h29 au semi 4'12 au km environ) pas de mur à 30km comme tous mes précédents marathons, je continue sur le même rythme toujours devant les meneurs d'allures que je ne vois pas encore me dépasser.

Au 35ème, là on sent les jambes dures, le marathon a commencé déjà depuis le 30ème.

La vitesse devient difficile à tenir à l’allure prévue, les crampes arrivent et j’essaye de boire au ravito du 35ème plus que les autres (2 gobelets complets), petite baisse jusqu'au 38ème où les meneurs d'allure arrivent et me dépassent, j'essaye de raccrocher le wagon pendant 1km mais au 39ème impossible de les tenir et la j'ai dit adieu au 3h...

La descente aux enfers commence, crampes, fatigues, douleurs aux pieds, la vitesse est considérablement redescendue (11km/h).

Le dernier 500m le plus dur arrive , je vois la ligne d'arrivée au loin donc j essaye de tenir (10km/h ).

Je racle le fond de la marmite pour trouver le dernier jus ...à 15-20m de la ligne devant moi mes jambes cèdent et mes abdos me lâchent et ne peuvent plus me tenir le buste qui s'affaisse, jusqu'à ce qu' un coureur me relève avant que je touche le sol et un autre type de l'organisation sur la ligne d'arrivée également à la rescousse pour me faire passer cette ligne d'arrivée (solidarité de coureur).

Après 45 mn de repos avant de bouger du départ (j avais consommé tout ce que mon corps pouvait stocker).

3h06’19’’ avec mon record personnel de Paris 2012 battu de 2 minutes.

 

Mouloud ikhaddalene

Marathon de Rotterdam 2016, Mouloud "racle le fond de la marmite" pour son record personnel
Published by Mouloud I.
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