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Asphalte 94

Rotterdam, Paris, le temps des marathons est revenu !

Rotterdam, Paris, le temps des marathons est revenu !

Malgré la présence d’une dizaine d’Asphaltiens au marathon de Paris c’est des Pays Bas que nous vient la meilleure perf de la semaine. Du marathon de Rotterdam.Bravo Guillaume !

287ème

Guillaume Briffault

2h53’56’’

du marathon de Paris :

1 033ème

Nicolas Buck

2h 59’ 37’’

19 004ème

Jean-Noël Maria

4h 09’ 32’’

20 844ème

Nicolas Mercouroff

4h 14’ 24’’

Nicolas: J'ai été interviewé par un journaliste de LCI à propos du Marathon de Paris. Je n'ai pas réussi à citer le nom d'Asphalte 94, mais au moins, on voit le beau T-shirt !

22 743ème

Alain Poteau

4h 19’ 53’’

26 077ème

Nadine Devigne

4h 29’ 25’’

Nadine à 2 secondes, soit 0,0124% de son record…

32 025ème

Christian Pallandre

4h 49’ 09’’

PARIS EST UN REVE

Il ne peut y avoir plus belle course que le Marathon de Paris du 9 avril 2017.

Les perdants y sont plus nombreux que les gagnants et le journal "L'Equipe" annonce 42 440. Le public, venu en nombre façon « Tour de France » était partout. Entre Dodo Bontoux et sa sonnette stridente du Pont de Bir Hakeim, Muriel et son sourire charmeur avec Pascal placés au milieu de course, Président Daniel, Denise, Latifa, Nathalie et leurs chevaliers du bois de Vincennes nous n'allions pas nous perdre...

42 440 arrivants, un peu plus au départ. C'est un moment à vous donner du souffle ou à vous le retirer c'est selon. Pour ma part les yeux humides j'apprécie tant voir le soleil poindre au-dessus du Claridge et la musique des Chariots de Feu que je suis tout ému. Le soleil n'allait pas nous quitter d'ailleurs et transformer cette course en beauté de visite des plus beaux lieux de Paris : la Rue de Rivoli en grande livrée, la Bastille républicaine, le Bois dont nos rêves sont faits, les quais en face de Notre-Dame, la maison de la Radio et ses ondes magiques, le Bois de Boulogne et la fondation Vuitton, tout était clair, beau et vert à hauteur de merveille.

Il faut toutefois souligner la difficulté de l'épreuve qui marqua dans la chair certains de nos camarades. Jérôme Glachant le tout premier, flèche brisée par un accident de parcours renonçait tôt mais inévitablement tandis que Nadine Devigne, impétueuse et tout à fait à l'aise sur le parcours profitait de ses yeux clairs d'azur pour voir l'arrivée bien avant d'autres.

Pour ma part il n'était question que de se reconstruire moralement après un marathon très mal terminé l'an passé. Il fallait donc partir en petite condition physique et morale et surtout tenir en sourire. Prenant quarante minutes de plus au semi que l'année d'avant j'étais presque certain de finir convenablement, dans un mauvais chrono mais dans un bon état.

Roger omniprésent était avec moi au départ. Réglant tous les problèmes que je me pose à moi-même, logistique, emploi du temps, préparation il me donne confiance, le plat le plus cher que je puisse m'acheter. Notre détour habituel au petit hôtel California, rue de Berri, que nous recommandons à votre chaude attention et la photo prise devant l'établissement, la course était ouverte, dans mon sas violet. A partir de là je n'ai plus peur, je crains seulement de reproduire l'expérience précédente et j'imagine abandonner au 28ème kilomètre s'il y a lieu.

Quel plaisir que de courir à 6’45’’ au kilomètre alors que votre entourage est à 5’30’’ et que dix mille coureurs vous dépassent ! Je n'en croyais rien, mais j'étais bien, bercé par le remous autour de moi, certain de pouvoir accélérer lorsque j'en aurais envie. Enfin certain c'est à voir... C'est Laurence Denis camarade des petits matins qui m'a appris ceci, entre autres choses, de partir en sous-développement. Mais Laurence finit en trois heures trente quand elle le décide, pas moi. Toutefois l'espoir que j'avais c'était de la voir au 28ème et qu'elle me juge capable de continuer.

Patrick, Bhel et Edwige étaient là au quinzième kilomètre, Patrick volant à toute allure tel un élastique devant moi, Bhel me rassérénant de quelques mots et Edwige, magnifique de facilité. Patrick disparait ensuite hélas ainsi qu'Edwige et nous restons à deux Bhel et moi.

Vingt huitième c'est le moment crépusculaire mais après arrêt et examen de la situation avec Roger, pastille de sel avalé, je repars, Laurence est avec moi, indispensable, rayonnante tandis que Bhel se dévoue encore à me suivre, et me protège pour dégager la route au milieu de la course que nous commençons à remonter gentiment.

Au 37ème, comme promis j'accélère, je gagne une minute au kilomètre. Laurence me donne confiance, quelle sérénité venant d'elle mais me signale le nouveau tempo. C'est une folie, de celles que j'adore. Bhel est partout au ravitaillement, devant, derrière et a tout connu de mes péchés secrets du lait concentré à l'eau pure. Courir entre elles c'est aussi facile que si la terre était plate à la Porte d'Auteuil et que les kilomètres étaient égaux à mille mètres à la fin du chemin. Je plafonne dans les jambes devant la fondation Vuitton, belle occasion de l'admirer.

Nous passons en rêve la ligne d'arrivée après une arrivée photographique où j'ai enfin enlevé le bandeau disgracieux qui me protégeait d'une chaleur accablante, 25 degrés environ. Très bonne organisation pour recouvrir ses effets personnels, petite exhibition torse nu pour enfiler un maillot sec couleur de soleil et retour difficile vers l'Arc de Triomphe, quel joli nom pour des fantassins harassés de fatigue.

Roger m'attend à la devanture de Cartier et m'offre un verre de lait et une analyse parfaite de la situation, Bhel doit rentrer, Laurence nous a quittés prise par ses admirateurs.

Je n'ai jamais été aussi heureux que par ce plus mauvais chrono de ma courte carrière. Je est un autre.

Christian

32 118ème

Stephan Kaczmarek

4h 49’ 31’’

36 476ème

Aurélie Besson

5h 10’ 31’’

38 940ème

Benoît Etié (et Madame)

5h 29’’ 09’’

42 440 classés en 8h temps limite.

Jérôme Glachant: Le Maudit !

Paris 2017 serait le marathon où je passerais sous les 3 heures, mais Patatra !

Et pourtant... il faisait beau, ma prépa était plus que top, Bernard m'attendait au km 12 pour m'accompagner, j'étais très bien à 4'10" comme prévu....

C'était sans compter sur une nouvelle expérience : claquage du mollet, justement au km 12, juste après avoir rejoint Bernard (Merci pour son assistance)

J'ai donc piteusement quitté la course pour rentrer, en claudiquant, à Joinville, si proche. J'ai croisé Bhel, à qui j'ai donné mon dossard, peut-être a-t-elle franchi la ligne avec Christian !

J'ai ensuite pris le RER pour aller chercher mon scooter resté à l'Etoile, comme prévu à 12h15, j'étais rentré...

Je pense que mon claquage est léger : pas d'hématome, une douleur contenue. J'ai commis une erreur : un échauffement insuffisant, trop de temps à refroidir dans le sas. Il ne fut rien laisser au hasard.

Valence 2017 sera donc le marathon où je passerai sous les 3 heures... en croisant les doigts.

Pierre Koch : Pour le moment, tout va bien, pas d’effets secondaires dûs au traitement pour fluidifier le sang. Pratique modérée marche et vélo d’appartement. Reprise probable fin Avril aux 2 miles du Sri Chinmoy !???

Behl, Christian, Laurence Denis

Behl, Christian, Laurence Denis

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François Le Secrétaire 10/04/2017 18:05

Bravo à tous ! J'imagine que la chaleur a dû vous faire souffrir sur le retour vers Paris. Maintenant place à la récup !
Wouah ! Nico sous les 3h SUPER PERF !!