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20ème ronde des castors à Vébron

Kir à la chataigne, Olé!

Kir à la chataigne, Olé!

Ce samedi 19 août en fin d'après-midi, était proposée la 20ème édition de la ronde des castors à Vébron. Ce charmant village cévenol est situé sur les rives du Tarnon à mi-chemin entre Florac et le mont Aigoual. Nous sommes ici au cœur du pays huguenot cher à Anne Lemouel, sur une terre rebelle, généreuse et fraternelle. Rebelles, les cévenols l'ont été vis-à-vis des monarques et du clergé catholique, comme en témoigne la guerre des camisards, mais aussi face à l'occupant nazi. Une discrète plaque posée sur la place de Vébron rappelle que nombre de familles juives ont été accueillies dans les Cévennes pendant les années noires. Cet esprit de solidarité est ici toujours vivace et entretenu par de petites municipalités qui s'efforcent de recevoir dignement quelques familles de migrants.

Vébron organise chaque année au mois de juillet un festival de cinéma assez prisé, où il est plus facile de côtoyer et d'aborder les acteurs que sur la Croisette....Michel Rocard y passait régulièrement ses vacances à l'époque de son premier mariage, sa belle-famille possédant une maison dans le village. Un peu plus en amont, les cyclistes passent toujours avec émotion devant la stèle rappelant que le formidable champion Roger Rivière fit, lors du Tour de France, une terrible chute fatale à sa carrière en dévalant la descente du col du Perjuret.

En ce 19 août, la température était relativement fraiche dans la vallée du Tarnon avec un petit 23°C à l'ombre laissant augurer un parcours sans trop de pénibilité. Le départ est donné à 17h30 aux 219 inscrits, soit un nombre sans doute supérieur à celui des habitants de Vébron. Les 500 premiers mètres sont une aimable descente vers le pont au-dessus du Tarnon, mais dès la rivière franchie, la grimpette est raide sur une route en lacets sans un poil d'ombre où la déclivité semble toujours supérieure à 10%. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de compter les lacets, mais simplement de noter que nous quittons l'asphalte après un premier ravitaillement pour pénétrer sur un chemin dans la châtaigneraie où la pente devient plus douce et surtout ombragée. A la 27ème minute, le point haut semble être atteint et après une brève succession de faux plats, survient une superbe descente à environ 7 ou 8% toujours dans la forêt ; les choses se gâtent en approchant le fond de la vallée, le chemin devant étroit et pierreux, mieux vaut assurer chaque foulée pour ne pas sortir du décor. Aux environs de la 50ème minute, je franchis en sens inverse le pont sur le Tarnon, mais le dernier kilomètre est bien rude avec des montées avoisinant 20% dans les ruelles de Vébron. Je termine les 11 km en 57 ou 58 minutes, cela sans connaître mon classement, faute d'avoir réussi à trouver l'endroit où les résultats étaient affichés.

En revanche, je n'ai éprouvé aucune difficulté à trouver le barnum sous lequel était servi le succulent repas d'après-course : kir à la châtaigne, melon, paella avec tout ce qu'il faut dedans, fromage, fruit, vin rouge et/ou rosé.

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