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Asphalte 94

Semi-Marathon de Disneyland Paris

Semi-Marathon de Disneyland Paris

Après presque 2 années de préparation manquées en raison de blessures à répétition, j’avais hâte et un peu d’appréhension à retrouver compétition. De plus je savais que ma préparation était loin d’être optimale car écourtée par des vacances d’été sous une forte chaleur tropicale (70° taux d’humidité), m’obligeant à couper la plupart de mes « sorties » longues ce qui ne fait que rajouter à mon appréhension.

Financé par mon entreprise (facilitant beaucoup les choses) j’ai jeté mon dévolu sur le Semi-Marathon de Disneyland Paris très critiqué par les « vrais spécialistes » en raison de son prix élevé: 79 euros.

Mais pour les grincheux (dont je faisais partie) le Semi-Marathon de Disneyland Paris c’est :

Une très grosse organisation digne des « gros » évènements type Marathon de Paris, de l’accueil des coureurs, aux groupes de musique et stands de photos avec les personnages Disney régulièrement disposés sur les parcours des courses, sans oublier les ravitos et, l’accueil des « finishers » avec des médailles aux arrivants plus énormes les unes que les autres.

6600 coureurs inscrits cette année sur le Semi, mais surtout des évènements sportifs tout le Week-end au Parc (5km le vendredi soir, 10 km le samedi matin et courses des enfants, Semi-marathon le Dimanche) et, tout cela sous le parrainage de Paula Radcliffe (marraine de l’évènement pour la 2ème année et qui se prête à des entretiens réguliers avec les coureurs anonymes ) et de Mickael Jeremiasz (Champion para Olympique et dernier porte drapeau handisport français).

 

Le départ est annoncé à 7 h du matin (tout comme le 10 km la veille). Lever donc à 3:35 déjeuner rapide et départ de la maison à 5h.

Une ambiance au départ digne d’un grand marathon (orchestres et animation) et le départ est ensuite donné par « vagues » pour tous ceux qui n’ont aucune référence récente sur la distance, ce qui est mon cas.

Un parcours digne des créateurs d’attraction avec les 7 premiers km « dans le parc », dans des passages étroits, des lignes droites de moins de 150 m, des virages à 180° et des relances incessantes. Ajoutons à cela les « coureurs ou marcheurs » partis dans les vagues précédentes plus préoccupés par prendre des photos avec Mickey, Minnie ou Dark Vador sur les points photos réguliers prévus tout le long du parcours et, ou les queues s’allongent dès 7h15.

Mais l’ambiance est bien là, sans trop calculer je pars (trop) rapidement avec un de mes collègues Disney qui pourrait être mon fils et, qui me « chauffe » régulièrement sur fractionné depuis plusieurs semaines. Nous doublons à droite, à gauche, sur les pelouses, il me dépasse, je le dépasse et, tout cela durant les 9 premiers km. Je vais trop vite, je le sais, je le sens bien pour ma forme actuelle mais, c’est très agréable de pouvoir courir à nouveau sans trop de calcul.

Les 6 premiers km (pas de bornage aux 5 km !) sont passés en 25:13 malgré nos relances permanentes. Le 10 km après une nouvelle descente, un tour dans le sous-bois voisin et, une belle montée dans la campagne avoisinante sont franchis en 42 :03.

Lorsque je m’aperçois que mon jeune concurrent vient tout juste d’exploser (il finira en 1:43 après un très gros coup de fatigue pour son premier semi), je me demande quand cela va m’arriver.

Je passe le 15ème avec un vrai coup de moins bien en 1:04:03 mais je m’accroche. Mais surtout je comprends que le retour dans les allées du Parc Disney se profile, avec à nouveau des relances et des virages à angle droit pour les 4 derniers km. Ma vitesse diminue considérablement, je viens de tomber en dessous de 11 km/h, je suis même contraint de marcher 80 m en raison de douleurs à l’estomac consécutifs à ma tentative de boire aux verres qui m’étaient tendus sans m’arrêter. Je finis en trottinant difficilement en 1:31:57 mais content  tout de même.

Et là je bénéficie de toute l’organisation Disney dès l’arrivée avec une couverture de survie Disney sur les épaules dès l’arrivée franchie, un enregistrement vidéo de mes 100 derniers mètres déjà dispo sur le site (pas du tout à mon avantage d’ailleurs), et une énorme médaille digne des JO que mon fils cadet m’a dérobé dès le retour à la maison.

En résumé un Semi très compliqué si l’on veut « faire un temps », un sacré budget pour ceux qui ne bénéficient pas d’un financement d’entreprise mais une très belle ambiance et une belle expérience.

  • 1er coureur en 1:10:30
  • 1er V2h en 1:17:57
  • 1ère femme Paula Radcliffe en 1:22:12
  • Laurent Matthieu 123ème et 8ème MH2 en 1:31:57

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