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Asphalte 94

Marvejols-Mende !

Marvejols-Mende !

Quel coureur digne de ce nom n’a pas entendu parler de cette course légendaire, dont les récits de nos anciens nous ramènent en des temps immémoriaux, dont les moins de 50 ans…..ne peuvent pas avoir connus. Et tout pratiquant de notre sport se doit de la courir au moins une fois dans sa vie, comme certains croyants se doivent de se rendre à Lourdes ou à La Mecque !

C’est cette course la première en France, qui a permis aux femmes de prendre le départ alors qu’elles n’avaient pas droit de courir sur de longues distances. Les organisateurs ont donc fait fi des interdits loufoques et machistes, pour ne pas dire extrémistes pour que cette épreuve soit ouverte au plus grand nombre sans différenciation de sexe, coureurs licenciés ou non.

Pour rappel les femmes sont autorisées officiellement à participer au marathon olympique que depuis….1984. C’était hier.

Cette année c’était la 47ème édition et au départ, aussi incroyable que cela puisse paraitre, il y avait des coureurs qui ont participé aux 46 éditions précédentes. Incroyable mais vrai comme disait Jacques Martin (que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre !!!!)

Alors pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de cette course resituons-la dans le temps et situons-la géographiquement.

Cette course est née en 1973, grâce à quelques fadas, après un soir de réveillon un peu tr op arrosé, qui avaient décidé d’aller se dégourdir les gambettes un peu lourdes en allant faire un petit footing au petit matin entre Mende….et Marvejols. 22 kilomètres avec quelques montées et autant de descentes. Nos compères après cette nuit de libation avaientdonc lancé l’idée et l’épreuve, mais un jour de juillet car les nuits d’hiver sont plutôt fraiches en Lozère. Car c’est en effet dans ce beau département du sud de la France qu’a lieu la course, département qui compte autant d’habitants que certaines de nos villes de banlieue. 77000 pour être précis !!!
Alors qu’a-t-elle de particulier, cette course sinon de se courir dans un territoire oublié des citadins ?

22 kilomètres c’est un semi-marathon ou presque, mais avec quelques difficultés qui viennent s’ajouter à la distance.

Après le départ de Marvejols (634 m d’altitude), les coureurs s’élancent sur une petite route sinueuse en léger faux plat, puis légères pentes et après cinq kilomètres de mise en jambe, ils s’attaquent à la première côte sérieuse : la montée vers le village de Goudard, montée qui varie de 8 à 15% et ça sur environ quatre kilomètres. Ca fait vraiment mal aux pattes, surtout pour ceux qui comme moi n’ont eu aucune préparation. Après le col situé à 1018 mètres, il faut descendre durant 4.5 kilomètresdont le premier à près de 15%pour rejoindre le hameau La Planchette (688 m) . Personnellement j’aime la descente et c’est à fond la caisse que je me suis mangé ce tronçon jusqu’au village. Les marcheurs pouvant aussi participer à cette épreuve, c’est dans ce bourg que l’on rencontre une bonne quantité de ceux partis une heure avant nous.

Après ce passage, le deuxième plat de résistance se présente aux coureurs tout d’abord par un faux plat d’environ 1.5 kilomètres avant d’attaquer la côte qui nous mène au hameau de Chabrits à 960 mètres d’altitude. Une fois le village atteint, il ne reste plus qu’à se laisser descendre sur 4 kilomètres jusqu’à Mende, mais il faudra encore monter un peu durant un kilomètre pour franchir la ligne d’arrivée.

Nous étions environ 2500 coureurs à nous élancer de Marvejols dont Aneth qui a réalisé un excellent chrono, 2 heures et 9 minutes, 10 minutes de mieux que l’année dernière, suivi par le régional de l’étape Guillaume Pensier en 2 heures et 12 minutes qui terminait sa cinquième participation d’affilée. Pour ma part, je terminai en 2heures et 39 minutes, dans un temps inférieur à ce que je m’étais fixé.

Cette course chère à certaines figures du club, comme Dodo et Anne pour ne citer qu’eux,est une course qui aujourd’hui souffre de ce qui a fait son succès. En effet son isolement, limite plus que jamais son accessibilité (plus de trains) et son aspect populaire n’attire plus autant que  dans un passé encore récent. Le risque de la voir disparaitre après sa 50ème édition en 2022 est réel. Alors amis coureurs du club, je jette à qui veut l’entendre ou la lire l’idée d’organiser un déplacement en groupe en 2020 (pour la 48eme édition   48 comme 48 le numéro du département) ou en 2021 sur les terres de Lozère pour qu’on y voie plus de maillots de l’Asphalte que jamais.

 

 

Marvejols-Mende !

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Roger HELLENIS 29/07/2019 18:51

C'est vraiment une course que je regrette de ne pas avoir faite. Diable! S'ils acceptent les marcheurs.... Pourquoi ne pas relever le défi?
Bel article qui en donne envie.
Roger

hervé bihouee 26/07/2019 21:45

Bravo Michel !!

Guillaume 26/07/2019 14:47

Bonjour,
Mais si il y a encore quelques trains en Lozère même si l'autorail réservé aux coureurs a été remplacé par des cars.

Stéphane D 26/07/2019 11:50

Bravo Michel et merci pour ce récit... qui donne envie ! Idée de déplacement en groupe très tentante : à suivre !