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Asphalte 94

Le marathon du Château, CR de Monia A.

Le marathon est une course mythique ! Cette course nous rappelle la mythologie avec les guerres, les dieux, les aventures, les odyssées …mais aussi la devise "Mens sana in corpore sano".

10-10-28-16-37-27.jpgAujourd'hui j'ai réalisé mon rêve. Courir le marathon sur mes terres, que dis je, nos terres, ces allées dans le bois de Vincennes que j’ai arpenté avec vous lors de nos joggings, bercé parfois par la douce voix de Pierre T. nous chantant « Oh ma jolie Sarah de Johnny ». C’est merveilleux (pas la chanson, le marathon rires). Une sensation indescriptible, de fierté, de joie, de bonheur, de douleur…

 Mes péripéties commencent dès 5h45. Je me lève sans trop faire bruit afin de ne pas réveiller ma fille, pour manger, m'hydrater, préparer ma potion d'avant course (miel, eau, citron, vitamines).

Ma fille a tenu à être debout pour m’embrasser et me dire que je suis la plus forte, qu’elle est fière de sa maman.

 Ne voulant épuiser mes réserves, à 7h00, j’ai pris le bus pour aller au départ. L’ambiance du marathon commence dans le bus pleins de coureurs. Le conducteur encourage les marathoniens et les futurs marathoniens. Le Val de Marne vit à l'heure du marathon.

Le départ a été frissonnant, inspirant, grisant. A une minute du départ les sonos crachent la musique de « Black Eye Peas – I got a feeling », des frissons me parcourent de la tête aux pieds, je n’ai qu’une envie aller courir, lâcher les fauves ... En deux minutes je suis sur la ligne du départ prêt à affronter le marathon.

Et c’est parti pour une tragicomédie se déroulant en 7 actes.

Je cours, je cours, j’aperçois Saïd C. vers le 15 ou 20km. Il me soutient jusqu’au 30ème mais finalement fini avec moi. Il a même prévu des vitamines pour moi. Quelle belle attention. Je passe le semi en 1h46. Je suis dans les temps.

L’ambiance est au rendez vous, je croise des têtes connues tout le long du parcours et un accueil magique par vous tous au pont de Nogent qui me redonne de la force.

Au 30ème km, je suis impuissante, frustrée je me sens bien physiquement mais mes jambes ne peuvent plus me soutenir, je continue de courir en tentant de ne pas regarder les (malheureux) concurrents allongés sur le côté ne pouvant plus avancer.

J’aperçois Latifa sur le pont de Joinville, elle va me donner du souffle pour y arriver. Elle trouve les mots justes pour me soutenir et puis Michel R mon camarade d’entraînement et ami de surcroît se joint à nous. Je suis escortée. (rires)

Plus que 10km, Je veux finir mon marathon, je veux atteindre la ligne d’arrivée. Je trottine péniblement. Je ne dois pas m’arrêter, si je m’arrête, je sens que je repartirai plus.

La route devient longue, longue, très longue. Le bois de Vincennes ressemble au royaume de Hadès où les coureurs errent en cortège les uns à la suite des autres.

Et puis soudainement, Latifa, Michel, Christain et Saïd me disent :

« Ca y est Monia, on voit le Château de Vincennes ». Il me reste 200 m. Je donne tout doublant 4/5 personnes sur les 20 derniers mètres (c’est toujours ça de gagné)

Chrono : 3h55. Je n’ai pas atteint mon objectif (3h3..) mais je ne perds pas l’espoir de l’atteindre à Paris l’année prochaine.

Je finirai par cette phrase de Sénèque :

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles »

Monia A.

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