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Asphalte 94

Marathon de Metz 2014, le jour où j'ai passé "enfin" le mur...

Voilà cela fait 2 jours que j’ai terminé le marathon de Metz-Mirabelle, support au championnat de France 2014. Ce temps permet de « redescendre de son nuage » et surtout d’analyser sa compét.

Depart.png

Les douleurs physiques sont encore bien présentes, surtout au niveau cuisses, des mollets et du genou droit…mais comme on dit « 42km, 42 jours pour s’en remettre totalement ! ». Autant dire que je vais prendre mon temps pour remettre mes runnings. Au calendrier des compéts, je ne pense qu'à 2 mots « Récupération et Régénération » mais également chose toute simple, s’accorder enfin des largesses au niveau alimentaire : « faire du Gras » comme m’a dit Valval et même boire une p’tite mousse (personne ne m’a conseillé pour ça). C’est vrai que ma prépa. de près de 9 semaines, m’avait affûté comme jamais (presque 5 kg de perdu). Pour dire, ma femme avait peur lorsque je montai sur la balance…

 

Flash back sur le parcours et la course :

La ville, malheureusement visitée en partie qu’en courant, très beau centre de ville entre monuments anciens et contemporains, espaces verts et plan d'eau, mais METZ n’est pas un parcours que l’on conseillera pour réaliser une perf., à celui qui souhaite améliorer son chrono perso. A ce sujet, les commentaires des premiers Français H/F arrivés confirment cela sur le site de la Fédé, même son de cloche en discutant avec quelques coureurs expérimentés après la ligne d’arrivée.

Profil denivelé Metz

Le profil du dénivelé est loin d’être aussi plat en comparaison à Berlin (ville des records du monde sur la distance), voir de Paris. Pour le côté « visite touristique », la ligne bleue commence par sillonner dans la vieille ville avec parfois des portions de rues sinueuses et pavées, des petits tunnels (comme à Paris, mais en plus petit) et ensuite c’est la campagne  pour le côté « champêtre » avec les faubourgs de Metz (Pouilly, Fleury…) des longues lignes droites plates avec des montées, des descentes et même une portion en chemin de terre (bizarre pour un label FFA, même à Sénart, ce type de sol n'existe plus?). Et pour clore le parcours, un bon faux plat montant avant juste l’arrivée qui reste plat, afin de pouvoir ramasser les morts dans les derniers centaines de mètre, du moins, pour ceux qui le peuvent encore !

Niveau confort du coureur, tout est superbement bien fait par l'organisation : de nombreux bénévoles hypers sympas, un beau village Marathon, une belle orga. niveau retrait des dossards, parking gratuit le jour de la course, animations sur le village mais également au niveau des 7 villes traversées, marathon en relais de 4, courses enfants et un 7 km en parallèle, vestiaires, ravitos avec produits variés, une bonne soupe « maison » délicieuse à l'arrivée, un service de douches (non testé) et enfin un service apprécié d'élèves kinés et de podologues forts sympathiques (testé, très très longtemps)...

Entre parenthèse, sauf si vous aimez danser la veille d'un marathon, juste faire attention à ne pas prendre un hôtel à proximité d'une discothèque (maintenant si vous voulez danser, l'info sera donnée en privé...).

Concernant ma course, j'étais venu assez confiant par rapport à mon programme d'entraînement, les voyants étaient au vert : 9 semaines de prépa sans blessure avec surtout un gros travail de volume avec beaucoup de changement d'allures sur des fractions toujours plus longues à AS10, AS21 et bien entendu à AS42. Contrairement à mes autres prépas., je n'ai pratiquement jamais fait de VMA courte sur piste, préférant privilégier même courir sur bitume afin d'habituer mon corps à cogner le sol, même mes footings entre 2 séances dures étaient beaucoup plus appuyés. Dans ma tête, faire le France de Marathon était un challenge qui nécessitait une plus grosse prépa.. Je devais arriver avec un esprit de Cross, de guerrier comme ceux qui allaient être présents autour de moi.

La dernière semaine, comme d'hab., les doutes arrivent, des petites douleurs se réveillent, on a mal au ventre, on dort mal, on se demande si les jambes vont tenir...

Et le jour arrive...Autour de moi, même sans expérience, je n'avais pas tort, dans les premiers SAS réservés aux championnats de France, que des coureurs affûtés et adeptes de chronos avec des maillots de club venus des 4 coins de France, voir des TOM-DOM. Je n'écoute pas les palmarès autour de moi (20, 30, 40... marathons à leur CV!!!), je suis déjà dans ma bulle, hyper concentré et prêt à bondir jusqu'au bout sur cette ligne bleue...Le coup de pétard arrive et les fauves sont lancés. Ma course très rapide...5, 10, 15km réalisés à une allure de plus de 15km/h bien calé dans un bon/gros groupe de coureurs.

Metz 2014

Au-delà du 15 et jusqu'au semi, le rythme descend doucement selon le profil du parcours pour un passage en 1h24'11 à mi course. Punaise, trop rapide ou pas ? Des doutes, non la sensation est bonne. Le groupe n'existe plus déjà, certains plus véloces sont partis mais le plus gros de la sélection a été par derrière: écrémage par l'arrière, comme on dit. Heureusement, je rejoins un groupe de 4/5 coureurs que je ne lâcherai pratiquement plus jusqu'à la fin. Le 30ème passera en 2h, ensuite des doutes...le mur ? 32,34,36...rien ? Punaise,  je passe « enfin » ce mur sur lequel je me suis toujours heurté sur cette distance. 38ème, je serre les dents, je souffre... mais cela passe. Je ne m'énerve pas, c'est naturel. Le contenu d'une bouteille sur la tête au 40ème, pour me réveiller, zut un long faux plat méchant pour finir, pas grave plus que 2 km, ça va l'faire, je plie. Grosse souffrance, mes cuisses et mes mollets demandent à arrêter mais non, le mental reste le plus fort. L'aide du Public, les encouragements sont précieux. Yesss, la ligne là-bas, si proche, moins de 200m, 2 coureurs devant. Je relance, je les passe, le chrono officiel affiche 2h50'50...Je m'arrache pour finir en moins de 2h51... Ligne franchie en 2H50'59'', Yesss, je m'écroule juste après la ligne d'arrivée à cause du dernier effort en sprint. SO GOOD, c'est gagné « enfin!!! ».

Phil.png

J'ai pris ma revanche sur ces maudits 3h et ce chrono bloqué à 2H57 depuis si longtemps, en sénior. Record perso et cerise sur le gâteau, le jour de ma 1ère participation à un championnat de France. Very,Very Happy niveau classement même si je relativise le chrono en toute modestie par rapport aux nombreux absents, mais comme on dit aussi, tant pis pour les absents.

Bonne chance à tous ceux qui seront aux championnats de France de Semi très bientôt.   

 

Temps réel : 2H50'49'' 

Classement scratch Championnat de France : 59ème / Catégorie : 35ème V1H

Classement scratch marathon Metz Mirabelle : 74ème

1878 arrivants

 

Philippe DELACROIX                           

 

 

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Philippe Delacroix 17/10/2014 06:43


Merci pour tous vos commentaires. C'est très sympas à vous et cela m'aide à oublier mes douleurs musculaires. J'espère que mon CR vous donne aussi l'envie de tenter ou retenter l'aventure du 42km
en sachant qu'il n'est jamais impossible de battre son chrono perso ou tout simplement de réaliser une belle perf. même dans des conditions non évidentes...


Le clan des - de 2H50 du club, voilà un nouveau beau challenge intéressant,... à cogiter ?

Jean-Michel O. 16/10/2014 20:56


Ah, que du bonheur !


Ça me rappelle de grands moments. Fais gaffe, tu vas maugréer pendant toute ta vie que sur un parcours plus roulant, tu aurais
rejoint le club des moins de 2h50. Donc une seule solution…


Bravo à toi.

monia 16/10/2014 13:49


Un grand bravo à toi Philippe

Olivier S 16/10/2014 00:40


Quelle bagarre, Bravo Philippe, c'est magnifique !


You are the big guy for yourself.


Tu peux savourer maintenant.


Olivier


 

Jean-Noël 15/10/2014 22:36


Superbe performance Philippe, minutieusement préparée, merci pour ton compte-rendu,


qui nous donne un bon coup de boost !

THIERRY 15/10/2014 22:20


Un grand bravo Philippe. L'entrainement a payé, c'est génial !


ça doit bien valoir un 2h49 à Paris !!??


Thierry

Fabrice 15/10/2014 11:01


Enorme Philippe. J'imagine le mental pour s'arracher un sprint sur la fin d'un marathon alors que le temps est sur du 2h50... Excellent booster quand on est soi-même poussé dans ses derniers
retranchements sur toute fin de course, du coup grand merci!

Daniel 15/10/2014 09:16


Bravo Philippe. On savait depuis longtemps que tu étais un "guerrier" et que lorsque tu avais un objectif en tête tu mettais tous les atouts de ton côté pour réussir mais là... chapeau ! Mettre
une claque de 6' à son record le jour des France sur un parcours relativement difficile et une nuit sans sommel n'est pas banal. Bonne récup.

Jean-Michel Corty 15/10/2014 07:48


Bravo Philippe . Très belle performance !


Ce chrono va booster les Asphaltiens pour le Championnat de France à St Denis, puis sur les Marathons a venir.


Bonne récupération.